[Humeur] Faites-nous rentrer dans l'histoire!
Où serons-nous dans 10, 20, 30 ou 50 ans? Nous n'en savons rien. Mais une seule chose est certaine. Si Montpellier décroche le titre ce soir contre Auxerre, alors notre club rentrera à jamais dans l'histoire du foot français, dans la mémoire collective de ce sport. Vous savez que parfois votre grand-père vous parle du Stade de Reims, des Kopa, des Fontaine, des Piantoni. Votre père vous rabâche les poteaux carrés de St Etienne, la finale perdue contre le Bayern à Glasgow en 1976. Il se souvient exactement ce qu'il faisait cet été 1982 lorsque la France s'inclina au bout de la nuit et de l'injustice contre l'Allemagne.
Les plus jeunes supporters ont certes entendu les plus âgés parler de la finale de la Coupe de France de 1990. Ce coup-franc de Laurent Blanc, ce poteau et cette main d'Olmeta qui traîne et cette délivrance dans un Parc des Princes entièrement bleu et blanc, les couleurs du MPSC. La contre-attaque éclair quelques minutes plus tard et Ferhaoui qui fusille Olmeta pour un second but. Un soulagement de courte durée car Ginola réduit la marque avant enfin que Loulou n'exulte. Laurent Blanc qui soulève la Coupe, Loulou qui embrasse le président Mitterrand. Et l'épopée européenne d'Eindhoven à Bucarest et ce rêve brisé dans les arrêts de jeu de la première mi-temps contre Manchester à la Mosson. Et ce coup-franc si lointain que même votre grand-mère en fauteuil roulant l'aurait bloqué. Pas Claude Barrabé malheureusement...
Ces faits d'histoire, ces succès et ces douleurs font désormais partie de l'histoire du foot français ou languedocien. Montpellier ce dimanche n'est qu'à 90 minutes d'écrire sa plus belle page. Celle que tous les supporters attendent depuis 1974 pour les plus anciens. Pour que dans quarante ans, vous puissiez dire à un enfant. Je vais te parler de Bedimo, celui-là il avait deux moteurs à la place des jambes. Belhanda, il slalomait dans les défenses et il a mis un ciseau retourné au Vélodrome. Et Giroud, il était aussi beau gosse que précis devant le but. Oui, l'histoire est désormais en marche. Et comme il est l'heure d'écrire le mot fin en dernière page, il nous faut le plus beau des titres, la récompense suprême. Ramenez-nous le titre sur la Comédie. Qu'on puisse en parler encore dans un siècle...
2234 lectures




/