
Sans un brin de folie et sans vraiment d’envie, Montpellier échoue encore
La saison du Montpellier Hérault Sport Club ressemble décidément à des montagnes russes. Une victoire encourageante, un revers frustrant. Un espoir renaît, puis tout retombe. Ce week-end, sur la pelouse de Rodez Aveyron Football, le scénario s’est répété avec une constance presque inquiétante. Il faut reconnaître une chose à Zoumana Camara : il ne trompe personne. En conférence de presse, le technicien Pailladin répète régulièrement qu’il est difficile de s’enflammer après une victoire, tant on ne sait pas de quoi est fait le lendemain. À croire qu’il voit venir les lendemains compliqués.
Après le succès convaincant face au Mans au stade de la Mosson, l’occasion était belle de confirmer et de se rapprocher d’une place de barragiste pour rêver, secrètement au moins, aux barrages d’accession à la Ligue 1. Elle a été manquée. Comme trop souvent, c’est le visage affiché qui interroge. Mis à part un premier quart d’heure intéressant dans le pressing et dix dernières minutes un peu plus animées, les Pailladins ont semblé se déplacer dans l’Aveyron sans réelle envie d’imposer leur loi. Peu d’intensité, peu d’audace, presque aucune prise de risque. La folie, la vraie, s’est fait attendre. Elle s’est manifestée par éclairs : un petit pont de Nicolas Pays en première période qui aurait pu inscrire un but mémorable sans une frappe terminant sur le parking du stade, puis surtout l’entrée en jeu de Téji Savanier à la 80e minute. Une rentrée tardive — autre débat — mais qui a au moins eu le mérite d’insuffler un peu d’orgueil et de personnalité dans un collectif trop neutre. Sans renverser le match, il a tenté, cherché à réveiller les siens en manquant pas de les arranguer. Ce fut bien trop insuffisant, à l’image de l’énorme occasion manquée par Téo Sante-Luce, seul à un mètre du but pour égaliser, sans la moindre détermination pour conclure un but (quasiment) tout fait.
Vendredi prochain, face au Stade de Reims à la Mosson, Montpellier aura encore l’opportunité de relancer la machine. Avec un peu de chance, l’histoire se répétera… avant, peut-être, une nouvelle rechute. C’est tout le mal de cette saison irrégulière : elle entretient l’espoir autant qu’elle l’éteint.


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