
Et maintenant, à quoi s’attendre pour le MHSC ?
Le feuilleton de la vente du MHSC a connu un spectaculaire rebondissement. Alors que, depuis plusieurs semaines, tout semblait converger vers une cession totale ou partielle du club, le communiqué publié lundi par Laurent et Laurent Nicollin est venu balayer ce scénario. Sans annoncer officiellement que le Montpellier Hérault Sport Club n’était plus à vendre, les deux dirigeants ont surtout confirmé qu’à ce stade, la famille Nicollin poursuivait son engagement à la tête du club, dans la continuité d’une histoire débutée en 1974 avec Louis Nicollin.
Cette clarification pourrait enfin permettre au MHSC de sortir d’une période d’attentisme qui paralysait en partie sa préparation estivale. Jusqu’à présent, l’incertitude entourant l’avenir de l’actionnariat limitait forcément les marges de manœuvre des dirigeants. Désormais, le chantier peut véritablement commencer. Sans avoir à reconstruire entièrement un effectif déjà profondément remanié l’été dernier, Zoumana Camara attend malgré tout plusieurs renforts afin d’étoffer son groupe, aussi bien quantitativement que qualitativement. Il convient néanmoins de rester prudent. Ces dernières semaines encore, notamment dans les colonnes de Midi Libre, il était évoqué que l’absence de vente du club pourrait conduire la famille Nicollin à mettre en place d’importantes mesures d’économie à tous les étages du club. Investissements, fonctionnement ou encore masse salariale, le MHSC devrait continuer à tout revoir à la baisse.

Le mercato estival s’inscrira logiquement dans cette réalité économique. Comme lors des précédents exercices, le club espérera réaliser plusieurs ventes afin de réduire un déficit structurel estimé entre 10 et 15 millions d’euros. Difficile de voir quels joueurs en l’état pourront rapporter autant même si un Yaël Mouanga est observé depuis l’Angleterre. Dans le sens des arrivées, les dirigeants devraient privilégier les joueurs libres et les prêts, une stratégie désormais bien connue à Grammont. Laurent Nicollin a d’ailleurs déjà donné quelques indications sur ses intentions. Le président montpelliérain souhaite attirer deux ou trois joueurs d’expérience, dans la lignée des recrues arrivées l’été dernier avec Julien Laporte, Mathieu Michel ou Alexandre Mendy. L’objectif est clair : apporter du vécu et du leadership à un groupe jeune, sans pour autant s’éloigner d’une politique de recrutement raisonnable et adaptée aux capacités financières du club. Mais cette parole pourra-t-elle être tenue dans ce contexte financier ? On espère surtout que la fuite des jeunes talents sera quant à elle stoppée quand Adam El Boughlamy a déjà rejoint l’OM et que Robin Thiland-Herard n’a pas l’intention de rester au MHSC sans un contrat professionnel.
Si le projet de reprise par le fonds d’investissement GSS, dont les capacités financières suscitaient elles aussi des interrogations, semble désormais appartenir au passé, le MHSC repart finalement avec les mêmes capitaines à la barre. Une stabilité qui rassurera une partie des supporters, attachés à l’identité familiale du club. Mais cette continuité s’accompagne aussi des mêmes défis. Le Montpellier Hérault Sport Club devra une nouvelle fois composer avec des ressources limitées tout en conservant des ambitions sportives élevées. C’est désormais sur le terrain, mais aussi dans la réussite de ce mercato estival, que le club devra démontrer que les objectifs évoqués dans son communiqué sont bien en adéquation avec le statut qu’il entend conserver dans le paysage du football français.


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