Laurent Nicollin: “Avec la descente, je n’ai pas été épargné, Bruno Carotti non plus”
Lors de son entretien dans les colonnes du Midi Libre, Laurent Nicollin avait des mots très sincères à l’égard de Bruno Carotti qui quitté le club Pailladin durant l’été et ses fonctions de directeur sportif:
‘Je suis assez complice avec Bruno depuis de nombreuses années. On a travaillé pendant longtemps ensemble, on s’est même connu avant. Je le voyais tous les jours. J’avais fait mon chemin pour arrêter, lui aussi. Je pense qu’il s’était mis dans la tête que si j’arrêtais, il arrêtait, comme d’autres personnes au club. Il avait acté son départ. Il a été surpris quand je lui ai annoncé qu’on allait rester. Après une semaine, quand il est venu me voir, ça ne m’a pas surpris. Le timing était un peu compliqué, il aurait pu rester jusqu’en mai. Mais il avait fait son deuil, d’autant qu’il a pas mal souffert aussi. Je pense qu’il avait besoin de faire autre chose.“
Et quand le quotidien régional le questionne sur le bilan de Carotti dans ses fonctions, le Président du Montpellier Hérault reste élogieux: “La critique est facile, c’est le football. Quand on prend (Mousa) Tamari, tout le monde rigole. Quand on prend (Akor) Adams, personne n’imagine qu’il va être titulaire avec le Nigeria, ni être transféré à Venise pour 18 M€. Prenez la balance entre achats et ventes depuis quinze ans, faites les calculs. Elle est plus positive que négative. Il y a eu une descente. Je n’ai pas été épargné, lui non plus. Je l’ai mal vécu par moments, il l’a mal vécu. J’ai eu la capacité de passer au-dessus. Je m’en fous des critiques. L’important, c’est que ma femme et mes enfants soient en bonne santé. J’essaie d’être pondéré, je n’aime pas les extrêmes.
Le matin, je m’aligne pour faire le mieux possible pour mon club. Bien sûr qu’on se trompe, que l’on ne fait pas toujours bien. Regardez la carrière d’Olivier Giroud, critiqué puis champion ici ou meilleur buteur en équipe de France. Car il s’est battu pour donner le meilleur de lui-même. Comme j’essaie de le faire. Comme Bruno ou le coach (Zoumana Camara) essaie de faire. Des fois, ça marche, des fois non.”
Aujourd’hui, le MHSC fonctionne donc sans directeur sportif, Laurent Nicollin évoque l’organisation en interne: “Beaucoup de clubs n’en ont pas. On verra si un jour on en a besoin. On a très bien structuré le centre de formation avec Fabien Lefèvre et Bernard Maraval, qui peut avoir un jour un œil sur l’équipe première. Le coach, lui, n’a pas un rôle plus élargi.”

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