
Puisqu’ils s’en sont contentés, il faudra bien s’en contenter
L’image a surpris tout un stade, et sûrement même au-delà. Simon Ngapandouetnbu, sans pression, gagnant du temps en s’allongeant longuement dans sa surface, la gonfle dans la niche. Les huées et sifflets sont vite descendus des travées de La Mosson, mais cela n’a pas tellement modifié l’ambiance sur la pelouse où, visiblement, les joueurs se sont satisfait de ce résultat nul et vierge.
Pourtant, Zoumana Camara depuis son banc a quant à lui donner l’impression de vouloir forcer le destin. En faisant entrer Téji Savanier peu après l’heure de jeu, d’abord, puis en lançant notamment Khalil Fayad, Ayanda Sishuba et Enzo Molebe en fin de match, finissant la partie avec un visage résolument offensif, notamment dans l’entrejeu ou se côtoyait Everson, relayeur il y a peu de temps et aujourd’hui sentinelle, et les deux meneurs de jeu de l’effectif.
Malgré ces messages, les joueurs se sont donc appliqués à respecter la consigne de la semaine passée, après la défaite à Rodez. “Quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre.” Un mantra répété, par Papus lui-même, après ce résultat nul et vierge. Exigeant, il sera difficilement entendable pour les supporters qui ressasseront en boucle le but injustement refusé à Alexandre Mendy ou les énormes occasions de Yanis Issoufou, Théo Chennahi ou Téji Savanier.
Reims a certes eu des occasions, et les Pailladins peuvent remercier Julien Laporte d’obtenir le clean sheet à lui seul ou presque. Mais le sentiment qu’il y avait la place de faire mieux, de battre un adversaire mieux classé et de revenir sur ses talons à l’amorce d’un sprint final est fort. Pourtant, puisqu’ils s’en sont contentés, il faudra bien s’en contenter.


2 Commentaires