
Le MHSC aime jouer les trouble-fêtes les soirs de première au stade Vélodrome
Il ne s’agit pas de fanfaronner ni de se comparer à l’Olympique de Marseille. Le Montpellier Hérault Sport Club, désormais relégué en Ligue 2, sait où il se situe dans la hiérarchie. Mais il est toujours savoureux, pour les supporters pailladins, de glisser quelques clins d’œil bien sentis au rival méditerranéen.
Samedi soir, les joueuses de Jean-Louis Saez ont réalisé un exploit retentissant en s’imposant au Stade Vélodrome. Un succès précieux dans la course au maintien pour le MHSC Féminines, et peut-être fondateur. Le contexte rend la performance encore plus marquante : il s’agissait de la toute première apparition de la section féminine marseillaise dans l’antre mythique, devant 35 000 à 40 000 spectateurs acquis à la cause olympienne. Une soirée qui devait être une fête… mais que les Montpelliéraines ont transformée en coup de théâtre.
Ce scénario n’est pas sans rappeler un précédent resté dans les mémoires pailladines. À l’été 2014, lors de l’inauguration du Vélodrome rénové en vue de l’Euro 2016, les hommes du regretté Rolland Courbis avaient eux aussi refroidi l’ambiance. Face à l’OM de Marcelo Bielsa, Montpellier s’était imposé 2-0 grâce à Anthony Mounier et Morgan Sanson. Un match qui, ironie de l’histoire, avait bien failli ne pas se jouer à Marseille, en raison de désaccords persistants entre le club olympien et la municipalité sur les conditions de location de l’enceinte fraîchement rénovée.
Deux inaugurations, deux fêtes annoncées, et à chaque fois un MHSC dans le rôle de trouble-fêtes. Une spécialité presque, qui rappelle que, même dans l’ombre, Montpellier sait parfois briller là où on ne l’attend pas.


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