
Laurent Nicollin ne ferme pas la porte à l’option multipropriété pour la vente du MHSC
S’il y est opposé dans son fonctionnement, Laurent Nicollin, en entretien auprès du Midi Libre, n’écarte pas la possibilité que la vente du MHSC puisse se faire dans le cadre d’une multipropriété. Un format que les lorientais et les strasbourgeois connaissent depuis longtemps maintenant et qui fait largement encore débat:
“La multipropriété, ce n’est pas le football qui me convient. L’essentiel, c’est que le club soit pérenne financièrement. Après, si c’est une multipropriété, ce ne sera pas mon problème. Ce club nous appartient, mais on n’est pas une royauté. La vie et les choses évoluent. Si un partenaire nous tape sur l’épaule, s’il veut 80 %, on se mettra autour d’une table, avec mon frère, on réfléchira, on regardera. Et si le club est pérenne financièrement, et que les emplois sont sauvés, à un moment donné, on s’effacera. On ne va pas s’arc-bouter.“

Aujourd’hui, hormis le volet historique, quand on interroge Laurent Nicollin sur l’intérêt de l’entreprise et de la famille de conserver le club, il ne reste plus grand chose…
“C’est la création d’un club par notre père Louis Nicollin. Il n’y avait plus rien sur Montpellier et il a recréé une dynamique. Avec mon frère, c’est notre club, notre ADN. Une passion. J’ai grandi avec, j’y ai joué. C’est une création familiale, une aventure, c’est une histoire avec un passé. C’est une histoire d’hommes. Comme il y a de l’humain, quand ça va, c’est magnifique, quand cela ne va pas, cela fait doublement plus mal.
Quand on a ouvert le capital, c’était un coup oui, un coup non. Il y a eu beaucoup de discussions avec mon frère. À partir du moment où tu ouvres le capital, selon comment cela se passe, on ne maîtrisera pas tout. C’est donc une perte de quelque chose, mais le financier nous y oblige.On aurait préféré que cela se fasse par le biais de sponsors, de gens que l’on connaît. On aurait préféré le faire d’une autre façon que par une banque d’affaires. Ce n’est pas nous, ce n’est pas moi.
En décembre, j’ai passé un week-end à Strasbourg avec ma femme. Marc Keller nous a invités au match Strasbourg-Lorient. Quand tu vois le stade, la tribune présidentielle, les salons, ce que l’on voulait faire nous, tu prends une claque dans la gueule. J’ai failli chialer. On s’est barré à la mi-temps.”


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