
Zoumana Camara: “Un salarié qui vient au boulot parce qu’il craint son manager, tous les jours… Pfff”
C’est un format original que Swile, partenaire majeur du Montpellier Hérault, nous a partagé ces derniers jours sur ses réseaux sociaux. En entretien exclusif auprès de Zoumana Camara, le coach du MHSC était interrogé sur la fonction de manager. Dans un premier temps, il tentait de se définir:
“Autoritaire, bienveillant… Il faut un peu de tout. J’estime que l’autorité doit être quelque chose de naturel. Dès que l’on veut mettre une autorité en avant, c’est qu’on a un manque de légitimité. Les gens qui sont managés doivent se dire qu’ils peuvent être sanctionnés s’ils ne respectent pas les choses mises en place et ce sans que le manager n’ait à le dire. En tant que manager, la transparence, je la mets dans ce qu’on met en place mais je viens d’une génération, où on exécutait. Aujourd’hui, on a des générations qui doivent comprendre pourquoi ils font les choses. Ils ont besoin de sens. Si on arrive à les convaincre, c’est beaucoup plus impactant.“

Il est parfois difficile d’accepter de se tromper ou simplement de le dire. Zoumana Camara se montrait assez logique sur ce volet: “Bien évidemment que je me trompe. Qui ne se trompe pas ? Pour avancer, il faut parfois essayer des choses. Quand on essaie, il faut accepter de se tromper. Le plus important pour moi est de savoir corriger et je n’ai aucun problème à dire que je me suis trompé. Je pense toujours que quand les choses sont faites avec sincérité, le message continuera de penser. Si c’est jouer un rôle ou faire l’acteur, dire que l’on s’est trompé alors qu’on ne le pense pas, les gens le sentent. C’est une fausse modestie.“
Une autre question parmi tant d’autres, nous vous invitons réellement à découvrir cette vidéo, l’aspect de “crainte” qu’un managé peut avoir parfois à l’égard de son manager: “Un salarié qui vient au boulot parce qu’il craint son manager, tous les jours… Pfff. Je ne trouve pas ça top. Je préfère quelqu’un qui va venir avec de l’envie, le sourire, avec des idées aussi et qui ne craint pas de proposer des choses. Venir avec la boule au ventre, ce n’est pas ma vision des choses. Je n’ai pas le rôle de manager pour être aimé, je fais ça pour transmettre mon expérience et mon vécu. Si en échange, j’ai du respect, je ne suis pas obligé d’être aimé. C’est dur de de faire des choses dans le but d’être aimé, cela peut biaiser notre façon de diriger. Faire des choses pour faire plaisir à l’autre alors qu’on doit parfois prendre des décisions ou dire des choses qu’il n’aura pas forcément envie d’entendre…


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