
Habib Bamogo: “Ronaldinho venait souvent voir Roberto Assis”
“Paroles d’ex” est une rubrique du quotidien L’Équipe forcément appréciée du plus grand nombre. Riche en anecdotes, elle permet de découvrir d’autres facettes de joueurs désormais à la retraite. Récemment, c’est Habib Bamogo, formé à Grammont et avec près de 100 matchs avec le MHSC, qui répondait aux questions. Au moment d’évoquer le plus fort joueur qu’il ait eu à affronter, il nous apprenait notamment que Ronaldinho trainait régulièrement du côté de Montpellier.
“Ronaldinho. Quand il touchait le ballon, il y avait une sorte de magie. Tu sentais qu’il était différent. Je m’en étais rendu compte de plus près parce que son frère, Roberto Assis, était avec nous à Montpellier. Ronaldinho venait souvent le voir. Ou parfois, quand j’allais chez mes parents sur Paris, Roberto m’invitait à aller voir son frère. J’ai aussi joué contre (Lionel) Messi quand il avait 17 ans, en match amical avec l’OM contre le Barça, à Perpignan. Personne ne le connaissait encore. En rentrant, dans le car, on ne parlait que de lui avec Frédéric Déhu. Il avait déjà son toucher de balle. Tout de suite, on l’a remarqué. On ne s’était pas trompés.”

L’ancien attaquant pailladin dévoilait également la plus grande fierté de sa carrière : “Mon premier but en Ligue 1, devant toute ma famille. Je ne pourrai jamais l’oublier. C’était à Montpellier contre Lyon (3-0, le 28 novembre 2001), sur une passe de Bruno Carotti et face à Grégory Coupet. Après la signature de mon premier contrat pro, c’était ma première émotion. Je l’attendais. J’ai aussi beaucoup appris sur l’Afrique en jouant pour le Burkina Faso, le pays de mes parents, pour qui ça représentait beaucoup.”
En 2004, alors que le MHSC était relégué à l’issue de la saison, Habib Bamogo profitait de son bilan plus qu’honorable de 16 buts pour rejoindre l’Olympique de Marseille. Il raconte cependant que peu de temps auparavant, il aurait pu s’envoler pour la Premier League :
“Avant d’aller à l’OM, j’aurais pu signer à Arsenal. J’étais en Espoirs avec (Jérémie) Aliadière, qui me disait tout temps que Gilles Grimandi (alors recruteur des Gunners) avait 150 cassettes de moi et qu’il les regardait tout le temps. Mais je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé entre les clubs, puis Marseille s’est présenté. Je ne pouvais pas refuser.”



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