
Zoumana Camara 1. Le reste du monde 0.
Ces derniers jours, tout semblait s’acharner sur Zoumana Camara. Novice sur un banc professionnel ou presque au début de la saison, l’entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club a dû encaisser le départ de Bećir Omeragić ces dernières heures, capitaine sacrifié sur l’autel des réalités économiques. Un coup dur de plus dans une saison déjà tourmentée et perturbée par un contexte financier lourd. Et pourtant.

Face au Mans, candidat certes improbable mais declaré à la Ligue 1, Camara a remporté tous ses duels. D’abord spirituels. Ceux du doute, des critiques, des regards en coin. Vendredi, en conférence de presse, il a assumé ses choix sans trembler alors qu’ils ne lui étaient même pas reprochés. Le plus fort sur ce week-end ? Laisser Téji Savanier sur le banc au coup d’envoi. Le joueur le plus talentueux techniquement ces derniers mois, le dépositaire du jeu, l’idole d’une partie de la Mosson.
Un pari fou. Car en cas d’échec, la sentence aurait été plus que lourde.
Mais le coach Pailladin a tenu le cap. Il a choisi l’équilibre, l’engagement, l’état d’esprit. Il a envoyé un message : personne n’est au-dessus du collectif et finalement aussi, il est le seul à décider du onze à aligner. Et son équipe lui a répondu sur le terrain.

Contre un adversaire identifié dans la lutte à la montée donc, Montpellier a su faire bloc et plus encore. Solide, discipliné, concerné, il était presque illogique d’être mené au score. Là où beaucoup de supporters, en ralliant la Mosson, n’attendaient pas grand-chose sportivement, ils ont vu une équipe transformée. Une équipe guidée et presque peu impactée par la situation du moment.
Seul contre tous, Zoumana Camara a inversé la tendance. Il a assumé, tranché, gagné. Zoumana Camara 1. Le reste du monde 0.


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