
Après les Nicollin, au tour de Mohed Altrad de passer la main ? Il dément !
Fin de cycle, fin de règne, fin d’une époque.
A quelques mois d’intervalles, c’est deux énormes monuments de l’histoire sportive de Montpellier qui s’apprêtent à changer de propriétaires. Alors qu’une vente du MHSC, dirigé par la famille Nicollin depuis plus de 50 ans semble plus que jamais imminente, le groupe Altrad pourrait lui aussi se désengager du MHR, le club qui l’a fait connaître auprès des Héraultais.

A en croire les informations de Midi Libre, Mohed Altrad devrait donc passer bientôt la main. A 78 ans, l’homme d’affaire serait las de la gestion d’un club de rugby professionnel qu’il a repris en 2011 et dans lequel il a investi près de 120 millions d’euros en un peu plus de 15 ans. Parmi ses cinq enfants, aucun ne semble réellement motivé à l’idée de prendre la relève à la tête du club, ce qui devrait logiquement pousser inévitablement vers une vente. En l’absence de repreneur familial, ces derniers mois, plusieurs rumeurs ont circulé dans le microcosme sportif montpelliérain ; à commencer par celle d’une reprise par Septeo, entreprise basée à Lattes, qu’on connaît notamment pour le contrat de naming qui la lie au stade Yves-du-Manoir.
Toutefois, selon Midi Libre, qui a contacté Septeo, l’entreprise ne pourrait pas assurer la gestion du club à elle seule et on se dirigerait plutôt vers un rachat au travers d’un groupement d’entreprises dont une serait parisienne. Comme pour le MHSC, le dénouement pourrait être très proche puisque la date de juillet est évoquée.
Plus surprenant, Midi Libre se fait écho d’éventuels intérêts de Mohed Altrad pour l’ASBH. Sous fond de rivalité politique avec Michaël Delafosse, qui a toujours refusé la vente par la Métropole du stade Yves-du-Manoir, ses accointances avec Robert Menard pourrait emmener l’homme d’affaire à voir du côté de Béziers si l’herbe du stade Raoul-Barrière n’est pas plus verte qu’à Montpellier. D’autant qu’un projet immobilier autour du stade est en cours. De quoi joindre business et sport ? Réponse dans les semaines à venir.
EDIT: Quelques heures après la parution de l’information, Mohed Altrad, toujours dans les colonnes du quotidien local, a tenu à la nier: “Il n’y a pas de démission. Je sais que je ne suis pas jeune (sourire), mais je suis en vie. Tant que je suis en état de gérer ce club, je serai là, bien que ça coûte chaque année entre dix et douze millions d’euros. Je ne suis pas au courant de l’intérêt d’un groupement d’entreprises, pas du tout. Personne ne va acheter ce club, c’est clair.”
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