
Bećir Omeragić de retour dans l’entrejeu, et tout va mieux
Bećir Omeragić le répétera à chaque fois qu’on lui posera la question : « Je suis défenseur central de formation ». Mais Bećir Omeragić le répétera certainement également à chaque fois qu’on lui posera la question : « Si le coach a besoin de moi au poste de milieu, s’il me voit là-dedans, c’est pour le bien de l’équipe. » Une prophétie prouvée une fois encore, cette fois à Metz, en 1/16 de finale de Coupe de France.

De retour au poste, certainement aussi en raison de l’absence de Théo Chennahi, sur le flanc, l’Helvète a livré une prestation sérieuse dans l’entrejeu aux côtés d’un Everson Jr assez neutre. Ce repositionnement, en l’absence de véritable alternative au poste, était souhaité depuis plusieurs semaines, alors que les Pailladins éprouvent de réelles difficultés dans ce secteur quand le Suisse joue à son poste de prédilection, en défense centrale.
D’ordinaire suppléé par Christopher Jullien pour former la charnière centrale avec l’indéboulonnable Julien Laporte, c’est cette fois Yaël Mouanga qui faisait la paire avec l’ancien Lorientais. Serein, malgré quelques frayeurs évitables, le jeune Pailladin a livré un match cohérent, de même que Bećir Omeragić au milieu. Récemment appelé avec la Nati après le forfait du milieu de terrain toulousain Vincent Sierro, le capitaine Pailladin devrait peut-être reconsidérer ses priorités de placement s’il veut voir l’Amérique en juin prochain à l’occasion de la Coupe du Monde 2026.
Toujours considéré comme partant probable, alors que Laurent Nicollin répétait vouloir le conserver, Bećir Omeragić met à profit sa polyvalence et restera un fil rouge de notre saison s’il demeure Pailladin après l’hiver. Performant au poste en Moselle, il pourrait bien voir l’intérim se prolonger, d’autant que dans le sens des arrivées, où un milieu défensif de métier reste souhaité, le calme est plus que jamais de mise.



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