
Un match pour reprendre le combat, et pour honorer Jean‑Louis Gasset
Le MHSC retrouve la pelouse de la Mosson ce lundi 5 janvier pour affronter Dunkerque, un rendez‑vous pouvant apparaitre déjà crucial dans la bataille pour le Top 5. Mais cette reprise aura un goût profondément particulier et tout le monde l’a bien en tête : elle sera la première depuis la disparition de Jean‑Louis Gasset, figure historique du club, disparu à l’âge de 72 ans avec toute la famille Pailladine portant encore aujourd’hui un deuil immense. Pendant un instant, pour se souvenir, la Mosson aura l’allure d’une cathédrale.
Fils de Bernard Gasset, l’un des fondateurs du MHSC, Jean‑Louis était l’un des derniers gardiens de l’ADN montpelliérain. Joueur, éducateur, entraîneur à trois reprises — sa dernière mission entre octobre 2024 et avril 2025 restera un acte de loyauté rare malgré son échec dans celle-ci alors qu’il était entouré de joueurs trop éloignés du fameux esprit Paillade — il a consacré une partie de sa vie au club. Les plus jeunes se souviendront surtout de son retour à Grammont, il y a quelques années, engagé dans une lutte intense pour le maintien malgré la perte récente de son épouse. En répondant uniquement à l’appel de Louis Nicollin. Une leçon de courage, conclue avec succès. Des valeurs que l’on ne saurait retrouver désormais dans un football bien trop aseptisé et qui laisseront chez nous tout de même un sacré héritage. La Paillade est un club unique, Jean-Louis Gasset en était l’une des preuves.

Son professionnalisme, sa bienveillance et ses discours ont marqué toutes les générations qu’il aura croisé : joueurs, dirigeants, supporters. Il suffit de se passer en mémoire les différents hommages depuis sa disparition pour en prendre un peu plus conscience. Aujourd’hui, ce sont des hommes qu’il a côtoyés de près — Jullien, Omeragić, Tchato, Mincarelli, Fayad, Pays, et bien sûr Téji Savanier — qui s’apprêtent à rejouer avec une émotion particulière. Et on l’espère en sa mémoire, pour lui rendre un bel hommage dans une Mosson certes froide mais qui pleurera d’abord et chantera ensuite pour lui. Son héritage résonne évidemment encore plus fort au sein du staff, où son fils Robin Gasset poursuit la tradition familiale aux côtés de Zoumana Camara, un entraineur qu’il avait lui-même fortement soutenu à son arrivée. On ne doute pas que Laurent Nicollin aura su prendre la parole déjà dans la semaine et peut-être une dernière fois avant le coup d’envoi pour rappeler l’importance de l’évènement.
Face à Dunkerque, ce soir, les Pailladins joueront pour plus qu’un simple résultat ou qu’un classement. Ils joueront pour honorer un homme au coeur orange et bleu, Jean-Louis Gasset. Victoire.


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