
Vente du MHSC au groupement GSS : des nouvelles informations plus rassurantes ?
Au lendemain des révélations sur l’intérêt du groupement GSS pour le rachat total ou partiel du MHSC, le quotidien Midi Libre a recueilli les confidences d’une source présentée comme proche du dossier. Des éléments qui permettent de mieux comprendre le profil des investisseurs et leur vision du club héraultais quand les dernières informations rapportées notamment par Romain Molina se voulaient surtout préoccupantes.
Premier point important : aucune conclusion n’est imminente. Si Laurent Nicollin a confirmé à L’Équipe l’existence de discussions, la source interrogée par Midi Libre assure comme le président Pailladin qu’aucun accord n’est attendu à très court terme. Les négociations se poursuivent et une éventuelle communication officielle ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines.
Selon cette même source, GSS ne correspondrait pas vraiment à l’image d’un fonds d’investissement classique. Il s’agirait plutôt d’un regroupement d’entrepreneurs et de personnalités issues du football, comprenant d’anciens propriétaires, actionnaires, dirigeants ou joueurs. Une délégation majoritairement anglaise qui partagerait une expérience significative du football professionnel. La source du quotidien régional n’a pas souhaité confirmé la présence de Daniel Karbassiyoon ou d’Ilkay Gündogan.
Toujours d’après les informations recueillies par Midi Libre, les investisseurs auraient été particulièrement séduits par l’histoire du MHSC, celle de la famille Nicollin, mais aussi par l’identité du club, son territoire et sa communauté de supporters. Leur analyse serait que Montpellier dispose déjà d’atouts solides et d’une marque reconnue sur lesquels s’appuyer pour retrouver une dynamique sportive. Encore une fois, une tournure bien plus positive que les derniers dires mais qui force là aussi à la prudence et à se dire que la vérité se situe probablement entre les différents sons de cloche.
La source a également tenu à démentir l’idée d’un projet fondé principalement sur le trading de joueurs: “Ils n’ont pas de besoin de rentabilité à court terme : revendre vite, prendre des risques, c’est le pire modèle en France […] Ils viennent de grands clubs européens dont ce n’est pas du tout la culture. Ils s’étonnent d’ailleurs qu’on puisse le penser parce qu’ils connaissent le foot pour faire grandir des joueurs.”

Si les outils de data, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies feraient partie de la méthode envisagée, ils ne constitueraient pas le cœur du modèle. Le développement des joueurs et la formation resteraient des axes majeurs. Le parcours en Gambardella des U18 du Montpellier Hérault aurait forcément plu aux investisseurs.
Enfin, sur le plan financier, le discours se veut rassurant. Sans se comparer à des investisseurs étatiques ou à des fonds souverains, GSS disposerait des moyens nécessaires pour accompagner le développement du club, tout en privilégiant une vision de long terme plutôt qu’une recherche de rentabilité immédiate: “la capacité financière n’est pas du tout un sujet pour eux mais ils ne vont pas investir à perte.“
Des éléments à considérer avec prudence, une fois encore, puisqu’ils émanent d’une source proche des discussions mais qui tend à embellir l’histoire après des premiers éléments plutôt inquiétants Des éléments qui apportent quoiqu’il en soit un éclairage complémentaire sur les intentions prêtées aux potentiels futurs investisseurs du MHSC.


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