
Le dernier coup de Jean-Louis Gasset: à Nicolas Pays d’éclore totalement
Quelques jours après les obsèques de Jean-Louis Gasset, une figure éternelle du MHSC, difficile de ne pas repenser à l’un de ses derniers coups de flair en lien avec Grammont: Nicolas Pays. Au moment où la Ligue 2 reprend ses droits après la trêve hivernale, son nom résonne avec l’espoir qu’il prenne définitivement son véritable envol pour cette seconde moitié de saison et que lui aussi puisse donner des couleurs plus reluisantes au secteur offensif Pailladin.

Son histoire, personne ne l’a oubliée. Il y a un an, Montpellier, encore en Ligue 1, subissait une humiliation en Coupe de France face au Puy-en-Velay (4-0). Gasset, furieux contre ses joueurs, n’avait pourtant pas hésité à saluer le petit numéro 10 adverse : un jeune virevoltant, créatif, décisif… Nicolas Pays. Quelques jours plus tard, convaincu de son potentiel, l’entraîneur héraultais obtenait son recrutement. Une intuition à l’ancienne, de celles qu’on ne voit plus beaucoup. A l’image de tous les propos tenus à son égard ces dernières heures.
Arrivé dans un groupe en grande difficulté, Pays avait montré des choses intéressantes en Ligue 1, en décalage avec les prestations collectives, avant qu’une blessure ne l’écarte et que la relégation soit scellée. La suite devait être celle de la confirmation en Ligue 2 sous Zoumana Camara. Mais là encore, rien n’a été simple : un pépin physique, un début de saison sans rythme, et un coach qui a préféré temporiser avant de l’intégrer pleinement. Choix payant.
Son vrai retour date de fin septembre, à Laval, où il signe une prestation pleine sur son côté droit. Suffisant pour enchaîner huit titularisations consécutives derrière. Malheureusement, le bilan statistique reste maigre : un seul but, malgré plusieurs belles passes et des montants touchés. Comme beaucoup d’offensifs Pailladins, il manque encore cette efficacité qui donne définitivement un autre élan à une carrière ou du moins à un statut.
Pourtant, nul doute qu’il restera un élément majeur du onze de départ lors de cette deuxième partie de saison, même si le recrutement d’un attaquant supplémentaire pourrait être une possibilité cet hiver. Et au moment d’évoquer Jean-Louis Gasset, on se surprend à penser que l’une de ses dernières trouvailles pourrait éclore pour de bon. Pour lui, pour le club, et un peu pour la mémoire du coach à la casquette.


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