
Pascal Baills: “Jean-Louis Gasset, un pilier de la Paillade qui disparaît”
Si nous nous serions bien passés de les entendre ou de les lire, les témoignages poignants à l’égard de Jean-Louis Gasset continuent de se succéder et comme depuis le début, en plus d’être teintés d’une profonde sincérité, ils sont grandement révélateurs de l’homme qu’il était. Auprès du Midi Libre, Pascal Baills confessait:
“Jean-Louis, c’est la perte brutale d’un ami… C’est un pilier de la Paillade qui disparaît, une certaine idée du football également. C’est de plus en plus compliqué d’avoir des sentiments dans le football. C’est de la rentabilité, donc, au bout d’un moment, les sentiments disparaissent, obligatoirement. On perd un grand homme, un passionné, un dingue de foot. J’ai des tonnes de souvenirs avec Jean-Louis. J’ai joué avec lui, ça a été mon entraîneur-adjoint, puis mon entraîneur principal, j’ai été son adjoint, donc, voilà, c’est plus de 40 ans de vie commune.”
Kader Ferhaoui, lui aussi, à l’issue des obsèques, y allait de son petit mot:
“C’est encore une personne de la Paillade qui s’en va. Son idée du football, tout le monde l’a répété, c’est d’abord l’humain. L’humain avale le football. Quand il nous drivait, quand il arrivait, quand nous, on a débuté, quand on jouait en réserve avec lui, il était là pour nous soutenir, pour nous montrer la voie. Je ne l’ai pas connu comme entraîneur, mais je l’ai connu comme homme. Les causeries, ce n’était pas sur le terrain, c’était entre nous, c’était des rigolades, des chambrages. Tous les grands joueurs, au départ, ils ne le connaissaient pas. Puis ils l’ont apprécié parce qu’il était humain, il était juste et il savait ce qu’il disait et faisait ce qu’il disait.”


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