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Féminines, Patrice Lair

Patrice Lair replonge dans ses souvenirs et affiche ses ambitions pour le MHSC Féminines

De retour au Montpellier Hérault Sport Club Féminines près de vingt ans après son premier passage, Patrice Lair n’a pas caché son émotion au moment de retrouver un environnement qu’il connaît bien. Dans un entretien accordé au Midi Libre, le technicien est revenu sur les souvenirs marquants de cette première aventure montpelliéraine, tout en exposant sa vision pour l’avenir du club.

À son arrivée à Grammont pour signer son contrat, de nombreuses images lui sont immédiatement revenues en mémoire. “Quand j’arrive en voiture à Grammont, plein d’images me reviennent. Ça me rappelle ma signature avec Louis Nicollin, avec Sydney Biton. Des gens avec qui j’ai travaillé… C’était une époque sympa ; je n’oublie pas qu’on aurait pu être le premier club à gagner la Coupe d’Europe, ça aurait été top pour Loulou… Ça s’est joué à un but marqué à l’extérieur, un penalty. C’est le football. C’est vrai que j’aurais aimé gagner la première avec Montpellier. Il y a aussi Villeneuve-les-Maguelone, des sacrés souvenirs… Les Diguelman, Calvier… Je me rappelle de tous les matches. Les départs de Laure (Lepailleur), d’Hoda (Lattaf), Camille (Abilly), Sonia (Bompastor) à Lyon et on arrive à les battre en finale du Challenge de France (Coupe de France Féminine). Avec beaucoup de grinta à l’image du club, et si je pouvais retrouver ça, c’était top, des moments forts. Des filles qui s’entraînaient le midi parce qu’elles travaillaient, venaient courir le matin dans la pinède à La Grande-Motte à 7 h… Elles le faisaient, c’était fabuleux.”

Des souvenirs forts qui témoignent de l’attachement de Patrice Lair à Montpellier et à une génération de joueuses qui ont marqué l’histoire du club. Aujourd’hui, l’entraîneur entend s’appuyer sur ces valeurs de travail et d’engagement pour relancer une équipe en quête de renouveau.

Le technicien de 65 ans a également détaillé sa philosophie de management et sa méthode de travail. Loin de se présenter comme un sauveur, il insiste sur l’importance du collectif et de l’investissement de chacun. “J’ai besoin de tout le monde. Il ne faut pas croire que Patrice Lair, c’est une baguette magique qui va tout renverser. Je ne suis qu’un entraîneur, je ne suis pas un magicien. On va travailler, revenir à certaines choses. Je resterai dans ma ligne directrice qui m’a amenée depuis une vingtaine d’années dans ce football féminin que j’ai découvert à Montpellier… Surtout ramener le club là où il devrait être. Le travail, le sens de l’humilité. Ça passe ou ça ne passe pas mais je suis toujours resté dans cette ligne-là. Ça me permet encore aujourd’hui d’être à 65 ans pas trop inquiété à trouver un club. D’être toujours sur le marché. Je ne suis pas quelqu’un dans la com’, en train de cirer les pompes. Ce qui m’intéresse, c’est mon groupe qui progresse. Il ne rigole pas toujours, mais la plus belle des réponses, ce sont les filles qui me laissent des messages sur le téléphone et veulent retravailler avec moi.”

À l’aube de cette nouvelle aventure sur le banc montpelliérain, Patrice Lair affiche ainsi une ambition claire : remettre le MHSC Féminines à la place qui doit être la sienne, en s’appuyant sur les valeurs qui ont façonné ses succès passés.

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