
De Grammont à la Mosson, une soirée qu’ils n’oublieront jamais
Ils ont grandi à Grammont, y ont fait leurs gammes et rêvé, comme tant d’autres avant eux, de fouler un jour la pelouse de la Mosson avec le maillot du MHSC. Samedi, face à Dijon, Laciné Mégnan, Noah Vidal-Cartoux et Hichem Abderrebi ont tous les trois vécu, à leur manière, une soirée particulière. Une première titularisation pour l’un, des entrées en jeu pour les deux autres, et surtout la confirmation que la formation montpelliéraine continue de pousser derrière. Ils se confiaient auprès du site officiel.
Pour Mégnan, la soirée a même pris une dimension complètement folle avec son but, celui de l’égalisation montpelliéraine. Une réalisation qu’il raconte encore avec des étoiles dans les yeux : « La balle est venue devant moi et je me suis dit qu’il fallait que je la mette. Après, je ne sais même pas ce qu’il s’est passé dans ma tête, je suis parti célébrer. » Au milieu de la clameur de la Butte et de ses coéquipiers venus l’enlacer, le jeune attaquant n’avait même pas encore réalisé qu’il était le buteur. « Je ne savais même pas si j’étais le buteur, j’avais toutes les émotions avec le stade et la Butte qui crient, mes coéquipiers qui viennent me serrer dans leurs bras, c’était magnifique. »
Une émotion d’autant plus forte que le décor, il en rêve depuis l’enfance. « Je rêve de cet environnement depuis que je suis tout petit », raconte-t-il, avant de remercier le coach et ses partenaires. Depuis samedi, cette soirée continue d’ailleurs de l’accompagner : « Ce match restera une émotion indescriptible, depuis samedi j’en rêve toutes les nuits et aujourd’hui, je n’ai toujours pas les mots. C’était la plus belle soirée de ma vie. »

Un sentiment partagé par Abderrebi, qui avait déjà découvert la Mosson quelques jours plus tôt face à Rodez, mais à huis clos. Samedi, avec le public, tout était différent. « La première chose que j’ai dite aux coéquipiers en arrivant sur le banc, c’est que c’était beau et excitant de voir le stade crier avant et pendant le match, à chaque passe, à chaque action. Et quand je suis rentré, ce n’était que de l’émotion. » Une énergie supplémentaire que le milieu défensif a rapidement transformée en détermination. « Le coach m’a donné sa confiance, je suis rentré en étant déterminé. Je suis fier de moi et de ce que j’ai proposé, j’espère continuer comme ça. »
Pour Vidal-Cartoux, l’émotion était différente. Après une première apparition contre Laval la saison dernière, le milieu de terrain a connu sa première titularisation avec les professionnels. « Quand j’ai vu le coach donner la compo le jour du match et que j’étais titulaire, j’étais content, que du plaisir. » Le contexte, forcément, n’avait plus rien à voir avec les rencontres disputées chez les jeunes : « C’est différent de ce que j’ai pu connaître en jeunes, entre le stade, les supporters… Mais une fois dedans, j’ai retrouvé mes habitudes de jouer et avec la concentration, c’était top. »
Tous trois ont également découvert, depuis le début de la préparation, les exigences du monde professionnel. « C’est plus intense et physique qu’à la formation », reconnaît le jeune attaquant, même s’il estime avoir pu s’adapter grâce à ses premiers mois avec le groupe. Abderrebi, lui, avoue avoir été impressionné lors de ses premières séances : « Je n’avais pas l’habitude du niveau professionnel mais je me suis senti au fil des semaines plus à l’aise, que ce soit sur le terrain ou avec les autres joueurs. Au début, c’était quand même impressionnant. »
Vidal-Cartoux tire lui aussi un bilan très positif de cette préparation : « Je suis content du temps de jeu que j’ai eu et de la possibilité de prendre mes marques avec l’équipe. Je me sens de mieux en mieux, je m’entends bien avec tout le monde et je suis content de mon adaptation avec le groupe. »
Trois parcours, trois émotions et une même réalité : après avoir découvert le monde professionnel, ces jeunes Pailladins veulent désormais y rester. Et samedi, devant leur public, ils ont peut-être commencé à écrire les premières lignes de leur histoire avec le MHSC.


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