La famille Nicollin, un été à saluer
Il faut aussi savoir le reconnaître quand les choses sont bien faites.
Ces dernières années, et particulièrement après la relégation du Montpellier Hérault en Ligue 2, nous n’avons jamais hésité à pointer du doigt les erreurs de la direction et, plus largement, de la famille Nicollin à travers les choix de Laurent. Parce que l’amour que nous portons à ce club nous donne aussi le droit d’être critiques et exigeants, tout en gardant le contexte du moment. Mais cette exigence doit fonctionner dans les deux sens. Lorsque le travail réalisé mérite d’être salué, il serait tout aussi injuste de fermer les yeux.
L’été que vient de traverser le MHSC n’avait pourtant rien d’évident. Pendant de longs mois, la vente du club a alimenté toutes les discussions. La famille Nicollin était lasse, prête à tourner une page historique. Puis est venu ce retournement de situation. Beaucoup ont d’abord imaginé que les investisseurs avaient finalement fait faux bond et que Laurent Nicollin se retrouvait, presque par défaut, contraint de poursuivre l’aventure.

La réalité est finalement bien différente. C’est avant tout par attachement sentimental à la Paillade que les frères Nicollin ont décidé de conserver le club familial, ils l’ont répété à plusieurs reprises face à la presse. Une décision qui aurait pu n’être qu’un simple discours. Mais depuis, les actes ont suivi les paroles. Car la situation financière du Montpellier Hérault n’a évidemment pas disparu par miracle. Les économies restent nécessaires, les ventes demeurent indispensables et l’équilibre budgétaire reste fragile. Pourtant, malgré ces contraintes, Zoumana Camara a pu reconstruire et renforcer son effectif. Des joueurs sont partis, certains contrats n’ont pas été renouvelés, mais le club a investi pour permettre à son entraîneur de disposer d’un groupe compétitif.
Personne ne peut aujourd’hui promettre que le MHSC terminera parmi les deux ou trois premières places. Mais après ce mercato et les premières semaines de compétition, il semble difficile de nier que Montpellier possède les moyens de rivaliser avec de nombreuses équipes de ce championnat et de viser, au minimum, une place parmi les barragistes. Ce travail est à mettre au crédit de l’ensemble du club et, forcément, de ceux qui en sont toujours à la tête. Nous avons suffisamment critiqué Laurent Nicollin et sa famille lorsque les choix nous semblaient mauvais pour savoir leur accorder du crédit aujourd’hui.
Laissons désormais le temps aux dernières recrues de monter en puissance, à Zoumana Camara d’installer définitivement ses principes et à ce groupe de trouver ses automatismes. Le chemin sera encore long, rien ne sera facile, mais pour la première fois depuis longtemps, il y a de quoi regarder vers l’avenir avec un peu d’ambition.

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