Pailladins d’ailleurs #4 – Lionel et David, faire vivre la Paillade au Canada

Suite à la création de la rubrique Pailladins d’ailleurs, nous avons reçu le témoignage de Lionel et David qui suivent le MHSC depuis Winnipeg, à plus de 7000 km du stade de la Mosson.

Premiers battements du cœur à Montpellier où je suis né en 1959. Premiers ballons au Pont-Juvénal (SOM), puis à Richter (Montpellier-Littoral) et plus tard, à La Paillade. Parmi mes éducateurs, Robert Nouzaret et Mama Ouattara. Premières palpitations, saison 1974-75, Montpellier jouait alors en Division d’Honneur Sud-Est et terminait à la 8 me place… derrière Valréas. Première fierté : 1976 sur le but de Valadier  qui élimine Marseille, le tenant de la Coupe, alors que nous sommes en D3.

1982, j’émigre au Canada. Montréal, puis Winnipeg, la capitale du Manitoba, une province de l’Ouest, située à 7 111km de La Mosson. Ici, le cœur bat pour les Jets de Winnipeg, l’équipe de hockey sur glace, mais le mien, bat encore et toujours pour le MHSC. Il s’emballe en 1990 quand la Coupe de France se pose sur la Comédie et puis lorsqu’on élimine Eindhoven et le Steaua Bucarest en Coupe des coupes, pour mourir, debout, face à Manchester United. Internet n’existe pas encore, alors je me débrouille pour suivre nos exploits sur des chaines sportives. Les commentaires sont en anglais, mais peu importe : l’amour ignore la barrière des langues. Mon frère, employé du Midi Libre, m’envoie aussi des tonnes de coupures de la page des sports, que je lis et relis et conservent religieusement.

Désormais, grâce à Internet, mon fils et moi, pouvons suivre en direct les matchs du MHSC comme en cette soirée du 13 mai 2012, contre Lille, pour vibrer avec Philippe Sers pendant la chevauchée fantastique d’«Olive» Giroud qui offre le but de la délivrance à Ait-Fana et nous assure une place en Ligue des Champions… 38  ans seulement après la création du club. Le match du sacre du 20 mai 2012 je le regarde, avec mon fils, à l’ordinateur et toujours avec Sersou… Nous sommes sous «la tente à oxygène”, tant l’air était irrespirable du côté d’Auxerre. Au coup de sifflet final, je suis sûr que vous nous avez entendus hurler notre joie depuis Winnipeg, au Canada. Il était 17 heures au pays des bisons, des ours, des caribous et des loups, décalage horaire oblige, et nous étions Champions de France.

Oui, j’aime ce club, né de la passion d’un homme au cœur encore plus grand que sa gueule. Ce club où on fait confiance aux jeunes et aux anciens, à ceux de la région bien sûr, mais qui sait également se rendre attachant aux joueurs venus des quatre horizons. Ce club généreux, engagé dans de multiples causes. Ce club où les dirigeants et le staff technique embrassent les joueurs et donnent encore des tapes sur les fesses. Mais ce club, à dimension humaine, sait aussi raison garder. Gestion impeccable, ambitions mesurées, investissements sensés, pérennité recherchée. Chez nous, à la maison, c’est le Musée de Loulou et la boutique du MHSC réunis en miniature. Pour ouvrir nos canettes de bière, on utilise un décapsuleur à l’effigie de Loulou, les maillots du club, des plus anciens aux plus récents, pendent comme des reliques, les BD de Dadou sont dans la bibliothèque et dans ma réserve, tel le Graal, j’ai une bouteille de Rosé, édition spéciale Cuvée des champions, Sud de France. Nos couleurs préférées : orange et bleu. Quand nous retournons régulièrement à Montpellier pour les vacances, nous ne manquons pas de nous rendre à la Mosson voir nos Pailladins, par amour et fidélité.

A lire aussi

Statistiques

4 Commentaires

S’abonner
Notifier de
4 Commentaires
Récents
Anciens Populaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
4
0
L’article vous fait réagir ? Commentez !x
()
x