Retrouver une assise défensive : un problème à plusieurs inconnues

32 buts encaissés. Le 16e meilleur bilan de Ligue 1. Une différence de buts négative. Qu’elle est loin l’époque où Montpellier pouvait compter sur la meilleure défense de Ligue 1 ! A mi-championnat, Montpellier a déjà concédé quasiment autant de buts que lors de la saison 2017-2018 (32 contre 33 cette année-là).

Alors comment expliquer l’écroulement de notre édifice défensif ? Midi Libre met le doigt sur le manque laissé par le départ de Skhiri. Un départ longtemps compensé par l’apport physique de Damien Le Tallec. Problème : depuis son vrai-faux transfert en Russie cet été, le Franco-Russe n’a plus trop la tête au MHSC. Son absence souligne tout le paradoxe du milieu de la Paillade : une profusion de talents (Mollet – Savanier – Ferri – Chotard) sans avoir de vrai milieu terrain défensif. En témoigne le travail énorme que doit abattre Jordan Ferri à ce poste. Le problème se complexifie encore lorsqu’on évoque la cas Savanier : très performant en numéro 10 en début de saison, il peut également jouer 8 voire 6 afin d’épauler Ferri au milieu et pourquoi pas essayer de soulager notre défense.

Finalement, les questions autour du milieu de terrain ne sont que la suite logique des réflexions qui animaient déjà notre site la saison passée.

Autre grande différence avec la saison 2017-2018, Montpellier ne peut plus s’appuyer sur le duo Roussillon-Aguilar pour animer les couloirs de la défense. Aujourd’hui, Der Zak dispose de deux doublettes aux postes de latéraux : d’un côté, Souquet-Oyongo, de l’autre Ristic-Sambia. Les premiers sont censés apporter plus défensivement, mais peinent à peser sur le plan offensif comme on a pu le voir contre Nantes. Les seconds ont été les grands artisans des quatre victoires consécutives du MHSC (6 passes dé’ à eux deux contre 0 pour le duo Oyongo-Souquet lors de la saison 2019-2020), mais doivent réaliser d’importants efforts physiques pour couvrir les deux extrémités du terrain. En fin de match, ils souffrent souvent lors des appels des attaquants dans leur dos, comme lors du but de Germain contre Marseille.

Défense à 4 ou à 5, Oyongo-Souquet ou Ristic-Sambia, Savanier en 10 ou en 6, Mollet titulaire ou non. Michel Der Zakarian est à l’heure des choix. Face à de multiples options, il ne semble pas encore totalement avoir trouvé l’équilibre nécessaire entre défense et attaque pour tirer le maximum de cet effectif.

Peut-être faut-il aussi faire de ses multiples possibilités une force et changer notre système selon nos adversaires. Les quatre victoires que Montpellier a enchaînées en novembre ont eu lieu dans un système à quatre face à des équipes en difficulté (Lorient, Strasbourg, Bordeaux, Saint-Étienne). Mais ce schéma a montré toutes ses limites contre les “gros” de notre championnat (Marseille, Lille, Paris). C’est d’ailleurs à cinq défenseurs que Montpellier a réussi à gratter des points contre des équipes du “Big 6” (victoire contre Lyon 2-1, nul contre Monaco 1-1).

Vendredi, c’est un Monaco en pleine bourre qui se présentera à la Mosson. Un nouveau casse-tête pour Der Zak’. Mais les variables étudiées semblent montrer que c’est avec une défense à cinq que Montpellier a le plus de chances de l’emporter face à une équipe de ce calibre.

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