
Le Sporting Club de Bastia a‑t‑il été enterré trop rapidement ?
À l’approche d’un déplacement toujours périlleux à Furiani, une interrogation s’impose : n’a‑t‑on pas jugé le Sporting Club de Bastia trop vite ? Lanterne rouge, mal embarqués et marqués par un début de saison chaotique, les Turchini semblaient promis à un long combat pour la survie. Pourtant, au moment de recevoir un MHSC en perte de vitesse, le vent semble avoir tourné.
Lors de la phase aller, les Montpelliérains avaient plié l’affaire en vingt minutes, s’imposant 2‑0 en donnant l’impression de maîtriser leur sujet. Mais cette époque semble loin : depuis la fin novembre, les hommes de Zoumana Camara enchaînent les déconvenues, à domicile comme à l’extérieur, au point d’afficher un inquiétant bilan récent de quatre défaites et un nul sur les cinq dernières rencontres. Une dynamique négative dont Bastia pourrait largement profiter.

Car de l’autre côté, le Sporting paraît renaître. Forts de quatre matchs consécutifs sans défaite (deux nuls, deux victoires), les joueurs de Réginald Ray se sont offert un dernier succès précieux à Laval face à un concurrent direct. Au-delà du résultat, c’est la manière qui a surpris : discipline, sérieux et une maîtrise jusque‑là absente. Grâce à ces trois points cruciaux, les Corses ne comptent plus que quatre unités de retard sur la place de barragiste.
Pour couronner ce regain d’espoir, ces dernières heures le club a enregistré l’arrivée de Joachim Eickmayer, milieu expérimenté de 33 ans aux près de 300 matchs pros, venu renforcer un entrejeu qui en avait grand besoin. Une chose est sûre : vendredi, les Pailladins devront se méfier. Bastia n’a pas dit son dernier mot, et Montpellier n’a plus le droit de se cacher. Le combat s’annonce rude.


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