
La famille Nicollin reste dans l’idée d’ouvrir le capital du Montpellier Hérault
Lors de son long entretien auprès du Midi Libre, Laurent Nicollin est revenu sur la discussion franche tenue avec son frère, Olivier, actant la décision de conserver le MHSC dans la famille. Le président Pailladin était cependant interrogé sur la crédibilité du potentiel repreneur, GSS:
“Il n’y a aucun débat sur GSS ou sur les deux ou trois autres candidats. Avant de signer, on s’est dit : “On y va ou on n’y va pas ?” Le timing, avec la reprise de l’entraînement, on s’est dit qu’on ne pouvait pas laisser le club en difficulté. On ne pouvait pas recruter, pas vendre, on ne pouvait pas faire plein de choses. Mais on n’avait pas envie que cela complique l’avenir du club. Peut-être qu’à un mois près, sans cette discussion avec mon frère, le club aurait été vendu. Mais un tel processus, ce n’est pas comme acheter du pain ou une plaquette de beurre à Carrefour. Eux (GSS) posaient les mêmes questions, on donnait les mêmes réponses. Pour moi c’était parti, c’était fait.“

Pour autant, pour la famille Nicollin, si la vente a été stoppée dans son processus, comme l’avait indiqué Olivier lors d’une précédente conférence de presse, la volonté d’ouvrir le capital du club reste intacte:
“On a arrêté la vente, mais on n’a pas dit qu’on n’ouvrirait pas le capital. On a eu des approches, on est en train de tout bien structurer pour savoir si c’est une ouverture du capital avec un projet des gens de la région, de la ville, ou des investisseurs étrangers. Jusque-là, les quatre ou cinq intéressés étaient tous étrangers. Cela fait réfléchir. L’histoire serait plus belle avec des acteurs locaux pour s’intégrer dans un club familial et régional.”
En attendant, le club doit se réinventer et Laurent Nicollin semble confirmer qu’à Grammont, on met les bouchées doubles:
“On va mettre en place des choses et des réflexions au niveau du club. On se bat de partout pour essayer de gagner de l’argent et faire des économies. Il y a des projets internes au groupe qui seront basculés sur l’administratif au club. On a des gens qui réfléchissent, qui ont envie de booster l’économie du club parce qu’il faut la revoir totalement. Il faut essayer de baisser le plus possible la masse salariale, tout en essayant de rester compétitif pour l’équipe première. On fait plus d’économies en se séparant de Mendy que de la standardiste du club. L’idée c’est d’arriver à des pertes qui sont de 2, 3, 4 ou 5 millions maximum. On peut assumer ça sans problème.”


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