
Du caractère, enfin : le MHSC se relève à Bastia
« On va voir qui sont les courageux, les téméraires. » La phrase de Zoumana Camara, lâchée en conférence de presse d’avant-match, sonnait comme un ultime défi lancé à un groupe en plein doute. Une semaine après la prestation indigente à Boulogne-sur-Mer, tant dans le jeu que dans l’état d’esprit, les Pailladins arrivaient en Corse avec une spirale négative lourde à porter : cinq matchs sans victoire, dont quatre défaites, et une inquiétude grandissante autour du projet et de la dynamique.
À Bastia, dans un contexte toujours aussi hostile, Montpellier a cette fois répondu sur le terrain. Pas par un récital, mais par ce qui manquait cruellement ces dernières semaines : du courage, de l’engagement et une vraie cohésion collective. Alignés dans un schéma résolument offensif, les Montpelliérains ont tenu le choc dans l’impact, sont restés debout face à l’adversité et ont su se montrer réalistes pour s’imposer 0-2 sans véritable frayeur.
Dans ce registre, le visage affiché par Becir Omeragic a symbolisé l’état d’esprit attendu. Capitaine exemplaire, toujours prompt à défendre ses coéquipiers, à calmer les tensions ou à venir discuter avec l’arbitre pour obtenir le bon jugement, il a incarné cette révolte collective de par son attitude.
Tout n’a pas été parfait, loin de là. Il serait malhonnête de ne pas souligner un arbitrage clément, notamment sur deux interventions très limites de Mbuku puis de Mouanga, qui auraient pu valoir une expulsion. Mais au-delà de ces faits de jeu, Montpellier a montré un visage conquérant, bien plus en phase avec les attentes de leur entraineur et des supporters.
Certes, Bastia apparaît comme l’un des adversaires les plus faibles de ce championnat. Mais ce succès a le mérite de stopper l’hémorragie et, surtout, de redonner un peu d’air et de confiance à un groupe sous pression. Reste désormais l’essentiel : confirmer. Car c’est bien à la Mosson que l’on jugera désormais si cette victoire en Corse n’était qu’un sursaut…


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