[Exclu AP] Maxime Soulas : “Partir n’a pas vraiment été mon choix”

Revenu sur le devant de la scène après un exploit retentissant en coupe du Danemark face à Brondby, Maxime Soulas a accepté de répondre à nos questions. De son départ médiatique pour le grand PSV Eindhoven avant sa majorité au championnat de D2 danoise, le défenseur central retrace son parcours déjà aussi riche qu’atypique pour AllezPaillade.com

En 2016, 3 ans après ton arrivée, tu quittes le MHSC à 17 ans pour le PSV Eindhoven. Pourquoi ce choix? Regrettes-tu aujourd’hui ce départ précoce?
Partir n’a pas vraiment été mon choix. Le club ne voulait pas continuer l’aventure avec moi, j’ai l’impression d’avoir été un petit peu poussé vers la sortie. J’ai cherché une opportunité et lors d’un match j’ai été contacté par des agents néerlandais qui m’ont fait passer des essais au PSV Eindhoven. Je devais en passer d’autres aux Pays-Bas mais ce fut concluant dès le premier essai d’une semaine au PSV. J’ai décroché une sorte d’année en test, dans une sorte de prêt. J’avoue ne pas trop connaître les négociations qu’il y a pu y avoir entre le MHSC et le PSV à ce moment-là, mais après cette année-là, j’ai signé librement 3 ans à Eindhoven.

Tu faisais partie de cette génération dorée qui, malgré ton départ, ira au bout en Gambardella. Aujourd’hui, seuls Nicolas Cozza et Dimitry Bertaud sont en pros. Clément Vidal, Kylian Kaïboue, Yanis Ammour sont là mais éprouvent des difficultés à percer au MHSC, es-tu surpris?
Il y avait une très belle équipe et, forcément, on savait que certains joueurs signeraient pro. Il y avait vraiment beaucoup de qualité donc c’était difficile de sortir des individualités même si certains occupaient déjà le devant de la scène comme Nicolas Cozza qui jouait en Equipe de France ou Yanis Ammour qui était à cette époque très courtisé. C’est un peu dur pour ces joueurs de percer avec l’équipe première car Montpellier affiche des ambitions, occupe une bonne place dans ce championnat. On a du coup l’impression que le club mise plus sur la sécurité et est plus frileux a l’idée de lancer les jeunes. C’est ainsi plus dur de percer mais il faut être patient, car il y a de la qualité, je ne me fais pas de problème.

Aux Pays-Bas, tu as l’occasion de disputer la Youth League. Comment l’as tu vécu?
C’est vraiment un autre niveau. On avait le Bayern, l’Atlético et les Russes de Rostov, et on avait su sortir de ce groupe avant d’échouer aux tirs au but en 8e contre Benfica. Ce sont de supers matchs à jouer quand on est jeune. C’est important car cela nous met face à la réalité du niveau qu’il y a en Europe. C’est très enrichissant.

En 2017/2018, tu commences à faire quelques apparitions avec les U21 mais surtout, tu remportes le championnat national avec les U19.
C’était une très bonne saison. On avait Mark van Bommel en coach, un très grand joueur, c’était du coup une très grande expérience, il nous a beaucoup apporté. C’était important pour le club de gagner ce championnat qui nous échappait depuis une vingtaine d’années si je me souviens bien. On a même failli faire le triplé inédit pour le PSV avec la Supercoupe, le championnat et la Coupe. Malheureusement, on s’est incliné en finale de la Coupe face à Feyenoord. C’était malgré tout une très bonne année.

Apres deux saisons complètes avec les U21, tu quittes finalement le PSV pour rejoindre le BK Fremad Amager, en D2 danoise. Présente-nous ce club.
J’ai passé deux belles saisons dans cette catégorie, j’ai beaucoup joué et à un bon niveau puisque c’était la D2 hollandaise. Après, je n’ai pas eu la chance de continuer à percer avec les pros. Évidemment, en tant que compétiteur, cela reste un échec, mais j’étais dans un très grand club et s’y faire une place, c’est compliqué. Après, il a fallu rebondir. C’était important pour moi de continuer à jouer, en particulier à mon poste, et donc de trouver rapidement un club. Le club est ambitieux, veut jouer les premières places en D2 pour monter, c’est l’objectif. Ils ont ainsi recruté pas mal de joueurs, dont moi. Le coach est d’ailleurs très content de m’avoir et de mon côté je suis content de découvrir avec lui un autre football, différent de ce que j’ai pu voir en France ou aux Pays-Bas. C’est un bon club, qui dernièrement était un club solide de première division au Danemark et qui s’est donc retrouvé à l’échelon inférieur. Il y a un nouveau président russe qui souhaite reconstruire et remonter en première division rapidement.

– Quels sont tes objectifs au Danemark, à court et moyen terme?
Mon but, c’est d’aller le plus haut possible. Je suis bien au club mais je n’ai pas peur de voyager. On verra quelles opportunités s’offriront à moi. Je suis sous contrat ici 2 ans et j’ai l’objectif de monter ce club, en y jouant le plus de matchs. On verra ensuite les opportunités éventuelles, mais la priorité, c’est vraiment la montée ici.

As-tu toujours des contacts avec certains membres du MHSC? Tu suis les résultats du club?
Je suis toujours attaché au MHSC, évidemment. Je suis notamment en contact avec Nicolas (Cozza) ou Yanis (Ammour). Je garde aussi contact avec ceux ayant quitté le club comme Amine Karraoui ou Tom Di Lorenzo (Marignane), Amir Adouyev (Akhmat Grozny) également. On reste au courant de ce que chacun fait. Je continue à suivre les résultats du MHSC depuis le Danemark, en tant que Montpelliérain de naissance, c’est normal (sourire).

Un très grand merci à Maxime Soulas pour sa sincerité ainsi que sa disponibilité. L’équipe d’AllezPaillade.com lui souhaite toute la réussite possible dans la suite de sa carrière.

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