La Parole aux Pailladins #14 – Un centre de formation en panne, vraiment ?

Épisode 14 de notre chronique la PAROLE AUX PAILLADINS, SergioVamos nous parle de formation et essaie d’expliquer pourquoi le centre du MHSC nous sort pas de Remy Cabella chaque année.

À lire les nombreux débats à son sujet dans les commentaires, on peut voir sur AllezPaillade.com que Michel Der Zakarian divise encore les supporters orange et bleu. Certains critiquent ses choix tactiques, la gestion des jeunes, sa communication, alors que d’autres le défendent ou restent neutres a son sujet. Parlons de la gestion des jeunes : Vidal, Benchamma, Tamas, Ammour devraient-ils à tout prix avoir leur chance en L1 ? Ne travaillent-ils pas assez pour s’imposer en première division comme l’a laissé entendre l’ancien staff ? D’autres avant eux ont connu une situation semblable.

Quand on se penche dans le rétroviseur le constat est sans appel : de nombreux joueurs ayant signé un contrat pro au MHSC finissent par évoluer quelques saisons plus tard en National 1, 2 ou 3, voire même en Régional sans avoir réussi à saisir la chance offerte par leur club formateur. La liste est longue, mais prenons un exemple type de carrière : Romain Rambier, transféré rapidement à Ferrol en D2 espagnole en 2002 sans avoir porté la tunique du MHSC en match officiel, il deviendra une valeur sûre du National. Consécutivement capitaine du FC Sète, puis joueur d’Évian Thonon Gaillard ou de l’AS Cannes, il finira même par connaître la L2 avec le Libourne de Mathieu Valbuena. Sans être exhaustif, on peut aussi citer quelques noms pour raviver des souvenirs aux puristes : Sébastien Bertrand, Guillaume Legras, Adrien Coulomb, Mickaël Nelson, Anthony Ribelin, Teddy Chaouche, Gianni Seraf, Abdoul Karim Sylla, Vincent Di Stefano, Pierrick Fito, Mamadou Ndiaye, Joris Gouache, Mickael Llorente, Marc-Eric Gueï, Ali Sami Yachir. Ils ont tous fait partie de l’effectif montpelliérain à des époques différentes sans parvenir à s’imposer. Autre parcours de carrière intéressant pour comprendre la non-intégration des jeunes à l’équipe première, celui de Mathieu Deplagne. Avec le MHSC, le latéral a disputé 113 matchs. Pourtant, il n’a jamais réellement été vu comme un succès de la formation pailladine. Avec ses prestations en dents de scie, il a souvent été jugé comme un choix par défaut. Pour résumer : on n’a pas mieux donc on fait avec. L’arrivée de Ruben Aguilar a fini de souligner ses lacunes. Dernier profil type de carrière pour les joueurs formés au club : ceux qui s’imposent dans d’autres clubs. On peut citer François Bellugou, Cedric Cambon ou Mathieu Lafon. Il y a aussi le cas de Nicolas Desenclos, qui lui s’engagera directement à l’Inter Milan de Zlatan Ibrahimovic sans avoir signé de contrat pro a Montpellier. Il a même eu le privilège, lors d’un tournoi estival, d’être au marquage d’un certain Cristiano Ronaldo face à Manchester United avant de se blesser et de peu à peu disparaître des radars.

On ne peut pas le nier, le centre de formation est dans l’ADN du club. La preuve ? Le panthéon des joueurs formés à la maison : Blanc, Ferhaoui, Carotti, Delaye, Robert, Maoulida, Belhanda, Cabella, Stambouli. Sauf qu’historiquement, à l’exception de la saison du titre, les années où le club s’appuyait massivement sur sa formation ont été délicates. Comment oublier la période des Colombo, Assoumani, Godemèche, Gathuessi, Mainfroi ou Chakouri ? C’est simple, sur les 30 derniers joueurs ayant signé un contrat pro, même pas 1/3 n’est parvenu à s’imposer sur la durée. Les jeunes joueurs qui servent de sparring-partner sont malheureusement monnaie courante dans tous les clubs de football. Ils permettent d’étoffer le groupe aux entraînements, à moindre coût. Que ce soit dans les grands clubs européens, les clubs de Ligue 1, et même en amateur, beaucoup de joueurs s’entraînent sans jouer le week-end. Alors, pour les jeunes actuels, est-ce qu’ils ne travaillent pas assez dur sur le terrain de Grammont ? Est-ce que le coach ne compte pas sur eux ? Est-ce qu’ils ne sont pas au niveau ? Ou sont-ils vraiment dans le bon club au bon moment ? Le débat est ouvert, surtout quand des joueurs venus d’autres clubs ou de l’étranger tels que Dolly, Yun Il-Lok ou Skuletic affichent un niveau limité. Football, ton univers impitoyable…

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