
Victor Orakpo, l’illustre exemple d’un pari totalement manqué
La résiliation du prêt de Victor Orakpo avec le MHSC laisse probablement à certains un goût amer et une impression étrange : celle d’un pari tenté en début de saison finalement sans réelle conviction, ni véritable plan pour permettre à l’attaquant nigérian de s’exprimer. Aujourd’hui, difficile de comprendre comment le club Pailladin avait imaginé intégrer ce joueur de l’OGC Nice sur l’ensemble d’une saison, tant son passage se sera résumé à un concours de maladresses, d’incompréhensions tactiques et d’occasions manquées.
Si Zoumana Camara a probablement influencé ce recrutement, il ne lui a jamais véritablement offert la possibilité de s’épanouir (ou du moins d’avoir son mot à dire) au poste qui est le sien : celui de numéro 9. En conférence de presse, l’entraîneur montpelliérain justifiait pourtant ses choix : « Avant-centre, c’est son poste de prédilection. Mais quand on a un certain âge, on doit être capable de prendre du temps de jeu où il y en a. Les fois où je lui ai demandé d’être sur le côté, il devait devenir le deuxième attaquant à côté d’Alex. » Une explication qui, si elle se veut logique et compréhensible dans l’idée, peine à convaincre tant Orakpo n’a jamais réellement pu concurrencer un Alexandre Mendy intouchable dans l’esprit du coach. Si ce n’est pour quelques sorties en Coupe de France (et encore !) face à des clubs amateurs.
Aligné à plusieurs reprises sur le côté gauche donc, l’attaquant n’aura jamais su s’y adapter. Entre imprécisions techniques, manque d’impact et attitude trop nonchalante, il est souvent passé à côté de ses matchs, donnant l’impression de ne jamais trouver sa place. Son passage restera finalement résumé à une action isolée : cette passe décisive à Dunkerque pour Mendy, seul véritable éclair dans une saison au ciel bien sombre.
Désormais parti se relancer à Nancy, toujours en Ligue 2, on ne peut que lui souhaiter un meilleur destin… tout en espérant éviter l’inévitable but de l’ancien lors de notre visite au Stade Marcel-Picot.


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