
Yaël Mouanga, la montée en puissance se prolonge
Il y a des trajectoires qui ne trompent pas. Celle de Yaël Mouanga en ce début d’année 2026 en fait clairement partie. Agressif dans le bon sens du terme, dur sur l’homme, mais de plus en plus serein dans ses prises de décision, le jeune défenseur du MHSC a enchaîné une troisième titularisation consécutive et a, une nouvelle fois, répondu présent. Mieux : il s’impose peu à peu comme une solution crédible dans la charnière montpelliéraine. Dans la continuité de ce qu’il nous avait montré en Ligue 1 dans un contexte pourtant déprimant.
En Corse, tout n’a pourtant pas été parfait, et inutile de le nier. Face à Bastia, son intervention non maîtrisée sur Tom Ducrocq aurait très bien pu, et sans doute dû, être sanctionnée d’un carton rouge. Un excès d’engagement qui rappelle que Mouanga n’a que 20 ans et que l’apprentissage du très haut niveau passe aussi par ce genre de limites à corriger. Mais réduire sa prestation à cet épisode serait profondément injuste. A ne pas occulter pour simplement mieux grandir.

Car pour le reste, le joueur arrivé à Grammont depuis Bordeaux a livré un match plein. Toujours bien placé, rarement pris à défaut dans le jeu aérien, propre dans ses premières relances, il a surtout affiché une vraie personnalité. Une personnalité qui justifie pleinement la confiance accordée par Zoumana Camara, et que le jeune défenseur rend sur le terrain, semaine après semaine sur ce mois de janvier. Aux côtés de Julien Laporte, il forme aujourd’hui un duo aussi complémentaire que prometteur pour cette deuxième partie de saison.
Cette montée en puissance individuelle a également des répercussions collectives majeures. En sécurisant l’axe défensif, Mouanga permet à son coach de repositionner Becir Omeragic au milieu de terrain, un choix tactique qui offre enfin au MHSC l’équilibre tant recherché entre les lignes. Une défense plus stable, un milieu plus dense : le cercle vertueux est évident. Une vraie opportunité quand le recrutement d’un numéor 6 apparait de plus en plus improbable dans ces derniers jours de mercato hivernal.
Il faut aussi rappeler d’où vient le jeune Pailladin cette saison. Récemment blessé et longtemps utilisé à un poste de milieu défensif qui n’est clairement pas le sien, il n’a jamais réellement pu s’y imposer. Rien d’étonnant pour un joueur formé comme défenseur central, dont les qualités s’expriment bien mieux face au jeu, dans l’anticipation et le duel. Replacé à son poste de prédilection, il semble aujourd’hui libéré, et son potentiel s’exprime avec bien plus d’évidence.


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