
Julien Laporte : “Trop de temps à prendre conscience qu’on était capable de le faire”
En conférence de presse, Julien Laporte reconnaissait bien volontiers que le groupe Pailladin aura mis un certain temps à prendre conscience d’un potentiel entrevu trop tardivement pour accrocher les barrages. Entre satisfaction des progrès affiché et frustration d’un échec annoncé, le capitaine héraultais se voulait tourné vers la saison prochaine avec ambition.

“Je pense qu’on a pris conscience beaucoup trop tard qu’on avait les capacités de le faire. Alors après, ce n’est pas un manque d’ambition. Même si je pense que sur nos discours de début de saison, forcément, il y avait tellement de choses à reconstruire qu’on ne pouvait pas. Ça aurait peut-être été dangereux de prétendre tout de suite aux deux premières places. Maintenant, je pense qu’on a mis trop de temps, quand même, à prendre conscience qu’au fond de nous-mêmes, et sans forcément vous le dire à vous, qu’on était capable de le faire. Et le regret, il est là parce qu’on a vécu quelques émotions où on se prend au jeu et on se rend compte qu’il ne nous en manque pas tant que ça. Le regret, il est là, c’est de ne pas avoir pris conscience plus tôt qu’on était capable de le faire parce qu’on en avait les moyens, malgré toutes les péripéties de la saison, on en avait les moyens. (…)
D’expérience, ce qui est le plus important, c’est l’intérieur du groupe. Ce n’est pas méchant, mais vous, les médias, êtes un environnement qui est secondaire. Je pense qu’il y a eu des messages qui ont été envoyés par moments et qui n’ont pas été forcément dans le bon timing aussi. Maintenant, ça fait partie du truc, mais il nous a manqué quelques petits trucs, une croyance un peu plus grande. Elle est arrivée tardivement parce que plein de choses se sont passées aussi. Donc le regret, pour moi, il est là, c’est de ne pas y avoir cru avant.

Je suis venu ici pour ça. C’est pour remonter. Je n’ai pas envie de passer ma fin de carrière à jouer la 7e ou 8e place. Attention, je ne me prends pour personne. Mais vivre des émotions, c’est ce qui est sympa dans le foot. Il faut qu’on ait conscience qu’on peut en vivre des belles. Pour ça, il faut aussi qu’on s’en donne les moyens et dès le début de la saison prochaine, si on veut le faire. (…) On a lancé le sprint tard, oui, mais le sprint, c’était plus du sprint (sourire). En fait, le problème, c’est qu’on a pris du retard au départ. Donc, on n’avait plus le droit à l’erreur. Au final, on est toujours resté derrière ces équipes, sans jamais pouvoir vraiment les recoller. C’est en ça que la frustration est là. C’est qu’on a pris conscience un peu tard que même un point par endroit, par-ci, par-là, ça pouvait nous permettre de. Maintenant, à nous de nous servir de ça pour la saison prochaine. Et faire mieux.“


1 Commentaire